Dies Irae
Boris Pasternak
C'était juste la dernière semaine,
Mon entrée en Jérusalem,
Des Hosannas le tonnerre
Tous courant avec des fleurs.
Mais les jours deviennent terribles, menaçants,
Aucun amour en ces coeurs méchants,
Levant les sourcils avec mépris,
Donc, voila, je suis ici !
Tout lourd comme de plomb,
Les cieux sur le cour s'étalant.
Les Pharasees cherchant leur evidence,
Comme renards approchant, agitant.
Les pouvoirs noirs du Temple,
Cette merde-là, face au Juge,
Sont tous un tel exemple,
Jurant, mentirant sans préjuge.
La foule en tribune contigue,
Tout en regardant des bancs,
De venant et allant battue
Poussée arrière et avant.
Pas rampants au voisinage,
Par tous les côtés écoutant.
La Fuite en Égypte, et enfance
On se souvient, les revenants.
Je souviens la falaise exquise,
Un escarpement, au désert,
Duquel tout le pouvoir du monde
C'est pour Satan la tentation.
Et les Noces de Cana,
La table, le miraculeux festin,
La Mer, ténébreuse
En la barque, tout sec, allant.
Amassés en la hutte, les pauvres,
Descendant la chandelle en sous-sol,
Soudainement, épouvanter l'âme,
Quand se dresse la résurrection !
Traduit du Russe par Jerome Raymond Kraus (2007)
© Copyright Jerome Raymond Kraus (2007)
Boris Pasternak
C'était juste la dernière semaine,
Mon entrée en Jérusalem,
Des Hosannas le tonnerre
Tous courant avec des fleurs.
Mais les jours deviennent terribles, menaçants,
Aucun amour en ces coeurs méchants,
Levant les sourcils avec mépris,
Donc, voila, je suis ici !
Tout lourd comme de plomb,
Les cieux sur le cour s'étalant.
Les Pharasees cherchant leur evidence,
Comme renards approchant, agitant.
Les pouvoirs noirs du Temple,
Cette merde-là, face au Juge,
Sont tous un tel exemple,
Jurant, mentirant sans préjuge.
La foule en tribune contigue,
Tout en regardant des bancs,
De venant et allant battue
Poussée arrière et avant.
Pas rampants au voisinage,
Par tous les côtés écoutant.
La Fuite en Égypte, et enfance
On se souvient, les revenants.
Je souviens la falaise exquise,
Un escarpement, au désert,
Duquel tout le pouvoir du monde
C'est pour Satan la tentation.
Et les Noces de Cana,
La table, le miraculeux festin,
La Mer, ténébreuse
En la barque, tout sec, allant.
Amassés en la hutte, les pauvres,
Descendant la chandelle en sous-sol,
Soudainement, épouvanter l'âme,
Quand se dresse la résurrection !
Traduit du Russe par Jerome Raymond Kraus (2007)
© Copyright Jerome Raymond Kraus (2007)
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